LA SWEET

Passagers d’un autre radeau de la méduse, illustration de l'attente d’un sauvetage, vision de l'existence humaine abandonnée à elle-même.
La figure mythologique contemporaine du Hard-Rocker théâtralisant la fin du monde  pour reconquérir la liberté se heurte ici à la vertigineuse idée de la disparition de l'humanité.
Trois grands mélomanes se retrouvent en quête d'un ultime acte allégorique de résistance face aux temps de chaos qui s’annoncent. Irruptions soudaines, défaillances gênantes , le microcosme personnel de ces gens laisse raisonner des harmonies politique et poétiques pour faire jaillir une réflexion sur la société et la condition humaine.
La Sweet prends sa source dans les peintures de Léonora Carrington. Peintre, poétesse, également scénographe de Jodorowsy. offre des labyrinthes chimériques qui subvertissent nos réalités et affrontent les grands deserts d'une civilisation rationelle et utilitaire.
Les corps ici traduisent l’état d’urgence et d’aliénation, les soumissions, les prises d’autorité, les libérations en chacun ainsi que l’ivresse de l’entreprise.
Les états de corps se distordent instantanément pour s’extraire d’un quotidien et rendre visibles des présences spécifiques, émotionnelles. Gestes déformés, contagieux, réfléchis communs ou échappés maladroits créent le corps monstrueux, celui qui se plie, se tord, se déploie. Un langage imaginaire élaboré à partir  de techniques de checkking, popping,… frottement des influences urbaines contemporaines et de danse tribales et folkloriques. Dans cette idée,  je convoque également le travail du clown, ce personnage de l’ultra présent dont la seule problématique est celle de l’existence.
Avec
Elodie Quenouillere Ecriture, Mise en scène scénographie
Florent Hamon Développement chorégraphique interprétation
Nicolas Gastard interprétation
Evandro Serodio interprétation
Benjamin Gibert composition musicale
Alex Costantino conception et réalisation costumes